Le besoin
Sur un triathlon, les décisions d’arbitrage les plus sensibles se jouent sur l’eau : conformité des départs, trajectoires autour des bouées, contacts entre concurrents. Depuis la berge, les officiels n’ont ni l’angle ni la distance pour trancher avec certitude.
La Fédération Française de Triathlon souhaitait tester, en conditions réelles de championnat national, un dispositif de vidéo-arbitrage par drone : une image aérienne stable, diffusée en direct aux arbitres.
Le dispositif
- Un protocole opérationnel co-construit avec la commission nationale d’arbitrage, validé en amont de l’épreuve : zones et altitudes de vol, priorités de captation, procédures de dégagement en cas d’imprévu.
- Un déroulé millimétré le jour J : repérage du plan d’eau le matin, tests pratiques avec les officiels avant les épreuves, puis captation en direct pendant les courses.
- Un cadre réglementaire complet : vol en zone contrainte, démarches et autorisations instruites par le studio en amont.
Le résultat
Les arbitres ont disposé, pendant les épreuves, d’un angle de vue jusqu’ici inaccessible : la ligne de départ au moment du signal, les passages de bouées, les comportements dans l’eau. Le protocole construit pour Vichy est réutilisable sur les prochaines épreuves fédérales.
Ce cas illustre notre conviction : la valeur d’un drone n’est pas dans la belle image — elle est dans le point de vue que personne d’autre ne peut offrir, mis au service d’un besoin précis.